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Air&Cosmos n°2479 du 4 décembre 2015 (numérique)

par : Air&Cosmos

Programmes et développement

  • Réduction de bruit : l’Onera en première ligne

Transport aérien

  • Vers une croissance moins forte que prévu
  • Baisse de régime au Brésil
  • Transavia Europe voit finalement le jour
  • EasyJet : croissance sur la France
  • Premiers bénéfices pour Asky Airlines

Défense

  • Djibouti sous tension
  • Syrie : l’Europe se réveille
  • MBDA recrute pour honorer ses commandes
  • L’Australie teste ses nouvelles capacités

Entreprises et marchés

  • Le Sampe France revient en Corse
  • Ingénierie : LGM investit à Toulouse
  • Enhance Aéro repart de l’avant
  • APS Coating Solutions cible la taille critique
  • Salon du Bourget : NAE fait le bilan
  • Gattefin grandit à son rythme
  • Marlier se renforce au Maroc

Espace

  • L’exploit du New Shepard
  • La télédétection sino-belge
  • Voiles solaires : des ambitions toujours intactes
  • Deuxième essai pour Akatsuki

Biblio Aéro

 

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Vue globale

Réduction de bruit : l’Onera en première ligne

Nouveau département d’aéroacoustique

En juin 2015, un nouveau département d’aéroacoustique a été créé au sein de l’Onera. Son but : fournir outils et pistes de réduction de bruit des appareils, de leurs éléments moteurs dès leur étude, et même avant. Depuis plus de vingt ans, la communauté aéronautique, qu’il s’agisse des constructeurs, des centres de recherche, des régulateurs et/ou opérateurs de trafic, s’efforce de réduire les nuisances générées par le bruit des avions. En Europe, l’Acare (Advisory Council for Aeronautics Research in Europe) a fixé pour objectif ambitieux une réduction de 50 % du bruit perçu entre 2000 et 2020, objectif porté à 65 % à l’horizon 2050.

Denis Gély, directeur du département aéroacoustique de l’Onera

« 50 % de bruit en moins représentent – 10 EPNdB (niveau de bruit effectivement perçu), soit – 0,5 EPNdB chaque année. Une contrainte de taille, car si, au départ, les premiers EPNdB étaient faciles à gagner, plus le temps passe et plus les derniers ½ dB sont durs à gagner », commente Denis Gély, directeur du département aéroacoustique de l’Onera. « En ce qui concerne les objectifs Acare, on pense gagner, sur les 10 EPNdB concernés, 6 par le biais de la technologie, soit la réduction du bruit des moteurs, du bruit de la cellule, du bruit généré par les volets…, 2 par les procédures, 2 autres par les nouvelles architectures d’avions, d’ici à 2020, en se servant par exemple de l’empennage comme écran pour le moteur. La rupture technologique pour obtenir des gains de 15 dB à l’horizon 2030-2050 reposera sur la propulsion répartie, les ailes volantes ou les empennages en U avec moteurs dans l’empennage », ajoute Denis Gély.

Réduction du bruit perçu.

L’Onera travaille sur la problématique du bruit de l’aviation civile depuis plus d’une quarantaine d’années. « Historiquement, c’est Concorde – dont les turboréacteurs étaient dotés d’une postcombustion – qui a tout déclenché. Le supersonique civil a fait l’objet d’un certain nombre d’études acoustiques. Depuis, nous nous préoccupons très tôt, au niveau de la conception des avions, de cette problématique du bruit, qui est très importante. En une cinquantaine d’années, soit depuis les années 1960, le bruit des avions a été réduit de 25 EPNdB », précise Denis Gély.

Supprimer la gêne que subissent les riverains autour des aéroports

Il y a une quinzaine d’années environ, l’OACI a édicté des recommandations autour de quatre piliers pour réduire la gêne occasionnée par le bruit. « Ce qui compte dans la problématique du bruit, ce n’est pas de le réduire à la source, car ce n’est pas l’objectif final, mais de supprimer la gêne que subissent les riverains autour des aéroports à cause de l’activité aéroportuaire. On est dans une problématique différente de celle de l’aérodynamique – où l’on reste dans les domaines de la physique et de la mécanique des fluides, car il faut réduire la traînée pour augmenter les performances de l’avion. Là, il n’y a pas d’humains, ni d’oreilles concernés. Mais dans la problématique du bruit, ce sont les gens qui sont gênés. Il faut donc se préoccuper des critères de gêne et de perception. C’est ce qui est totalement nouveau et qui a incité l’Onera à la création du département d’aéroacoustique, pour prendre en charge toute cette problématique », explique Denis Gély. (…)

Retrouvez le dossier d’Antony Angrand, Rédacteur Programmes et Développement d’Air&Cosmos, dans son intégralité dans Air&Cosmos 2479 du 4 décembre 2015.

 

Détails

SKU: WB2479
Éditeur: Éditions Air & Cosmos
Date de publication: 04/12/2015
Nombre de pages:

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