Le premier satellite à iode au monde
On 20 novembre 2020 | 0 Commentaires
Nanosatellite Beihangkongshi 1

Propulsion électrique. Un cubesat équipé d’un propulseur électrique innovant, mis au point par la start-up francilienne ThrustMe, ouvre la voie à des constellations économiques et durables.

Propulsion électrique. A l ’occasion de son quatrième vol depuis septembre 2015, un lanceur léger Longue Marche 6 mis en œuvre le 6 novembre à 3 h 19 UTC depuis la base de Taiyuan, au nord-est de la Chine, a placé treize charges utiles sur orbite basse (468 x 479 km, inclinée de 91,3°). Parmi elles se trouvait Beihangkongshi 1, un démonstrateur technologique de suivi automatique des avions. Ce cubesat 12U (entre 20 et 30 kg) a été développé par la start-up sino-luxembourgeoise Spacety, fondée en 2016, qui compte par ailleurs déployer une constellation d’imagerie radar à synthèse d’ouverture. Beihangkongshi 1 est le premier satellite au monde équipé d’un propulseur électrique à iode, baptisé NPT30-I2 (en référence à la planète Neptune).

Propulsion électrique. Le propulseur électrique à iode, baptisé NPT30-I2, de ThrustMe.

Ce dernier a été conçu par ThrustMe, société créée en 2017 à partir de recherches menées au Laboratoire de physique des plasmas (CNRS/Ecole polytechnique), à Palaiseau, et aujourd’hui basée à Verrières-le-Buisson, toujours dans l’Essonne. Le moteur a pu être fabriqué à Verrières cette année, et livré en temps et en heure en Chine, malgré le confinement.

Extrait d’Air&Cosmos 2711

« L’IODE CHANGE LA DONNE. »

Les moteurs développés par ThrustMe pèsent moins de 2 kg (contre 20 kg habituellement), et s’adressent à des nanosatellites de la gamme 10-50 kg, dont ils doivent assurer le contrôle sur orbite puis accélérer la désorbitation en fin de mission, réduisant ainsi les débris spatiaux. Les premiers brevets d’un propulseur à iode appartiennent au CNRS, et ThrustMe dispose d’une licence mondiale pour les utiliser. (…)

Retrouvez l’article de Pierre-François Mouriaux, Rédacteur Espace, dans son intégralité dans l’édition d’Air&Cosmos Premium numérique du 20/11/2020.

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